Les caméras IA de Flock Safety critiquées au-delà de la surveillance : désormais accusées de causer des accidents.
Les caméras de lecture de plaques minéralogiques utilisées par les services de police à travers les États-Unis pour suivre les véhicules pourraient également créer des risques physiques pour les conducteurs, selon les défenseurs de la sécurité.

Points clés
- Les caméras Flock Safety, utilisées par des centaines d'agences d'application de la loi aux États-Unis, font face à de nouvelles critiques concernant leur placement physique sur les routes publiques.
- Les défenseurs de la sécurité affirment que certains poteaux de caméra sont installés au pied de collines sur des routes rurales étroites, où ils peuvent surprendre les conducteurs.
- Les caméras ont déjà suscité une controverse en raison de leur facilitation de la surveillance assistée par IA des citoyens ordinaires et de leur utilisation pour signaler les immigrants en situation irrégulière.
- Aucune norme fédérale de sécurité routière ne couvre spécifiquement les lecteurs de plaques minéralogiques automatisés en bordure de route, ce qui crée un vide réglementaire.
Un poteau noir en métal se dresse au pied d'une colline bordée d'arbres, sur une route étroite à deux voies du comté de Greene, en Ohio. Au sommet : une caméra et un panneau solaire. Pour un conducteur qui passe, il peut apparaître pratiquement sans avertissement.
Ce poteau appartient à Flock Safety, une entreprise qui vend des lecteurs automatiques de plaques minéralogiques, des caméras qui photographient chaque véhicule qui passe, lisent la plaque et la vérifient contre les listes de surveillance policière en quelques secondes. Des centaines d'agences d'application de la loi paient pour ce service. The Guardian a d'abord rapporté les critiques relatives à la vie privée il y a des années ; les caméras de l'entreprise ont depuis été liées à l'identification d'immigrants en situation irrégulière.
Il y a maintenant une deuxième plainte. Les défenseurs de la sécurité routière affirment que certains poteaux sont situés à des endroits que les conducteurs n'attendent pas, et que les caméras pourraient ne pas respecter les normes régissant les objets placés à proximité du trafic routier.
Quel est le véritable problème de sécurité ?
Les ingénieurs l'appellent une « zone dégagée » : l'espace en bordure d'une route maintenu exempt d'obstacles rigides afin qu'un conducteur qui s'écarte de la chaussée puisse se rétablir sans heurter quelque chose de solide. Les directives fédérales sur les routes recommandent une zone dégagée pouvant atteindre 30 pieds sur les routes à vitesse plus élevée.
Un poteau de caméra à l'intérieur de cette zone devient un risque d'accident. Si un conducteur s'écarte légèrement, c'est ce poteau qu'il heurterait.
Une partie du problème est réglementaire. Des normes de sécurité routière existent pour les panneaux, les poteaux de services publics, les garde-fous et les feux de circulation. Les lecteurs automatiques de plaques minéralogiques, une technologie plus récente, sont arrivés sans règles équivalentes.
Qui finance tout cela ?
Les gouvernements locaux et les services de police achètent l'accès au réseau de Flock Safety par le biais de contrats d'abonnement annuels. La facture incombe aux contribuables. Dans de nombreux cas, les résidents n'ont pas été consultés avant l'installation des caméras.
Flock Safety affirme que ses caméras aident à résoudre les crimes et à récupérer les véhicules volés. Cela peut être vrai. Mais que le matériel fonctionne est une question distincte de celle de savoir s'il est correctement implanté.
Que doivent faire les conducteurs et les résidents locaux ?
Posez deux questions à votre conseil local ou à votre service de police : où se trouvent les caméras et un ingénieur qualifié a-t-il examiné ces emplacements par rapport aux directives de sécurité routière ? La plupart des contrats sont des documents publics, vous avez donc droit à la réponse.
Notre article précédent sur les vêtements anti-surveillance, publié le 17 juillet 2026, a montré à quel point certaines personnes sont déjà préoccupées par les caméras dans les espaces publics. Le danger physique posé par le matériel lui-même est un argument plus récent, et plus difficile à écarter.
Une chose à garder à l'esprit : des histoires comme celle-ci ont tendance à mettre en lumière les caméras les plus mal placées. De nombreux poteaux sont probablement installés sans incident, et ces villes ne font pas la une des journaux.
Conclusion honnête : Le débat sur la surveillance autour de Flock Safety était déjà bien réel. L'argument concernant la sécurité routière est plus pertinent parce qu'il est physique et mesurable : soit un poteau se situe à l'intérieur de la zone dégagée, soit il ne s'y situe pas. C'est la question que les résidents locaux devraient exiger que les ingénieurs clarifient, et pas seulement les militants.



